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Un peu d'histoire


Né des eaux

Il y a quelques 8 000 ans, les marais du Cotentin et du Bessin formaient de profondes vallées.
La fonte des calottes glaciaires provoqua une remontée du niveau de la mer. A chaque marée basse, une couche d’argiles et de sables se déposait. C’est de cette accumulation que sont nés les cordons dunaires à l’embouchure de la baie. 1 000 ans plus tard, à cause de ces cordons, la mer ne parvint que difficilement à pénétrer dans les marais, ce qui permit l’accumulation de dépôts tourbeux d’eau douce pendant 5 000 ans. Puis, la mer réussit de nouveau à submerger partiellement les vallées. Une sédimentation fluvio-marine, la tangue, se déposa sur la sédimentation organique antérieure, la tourbe, qu’elle fossilisa.

C’est dans ces fonds de vallées progressivement comblés que les marais sont nés. Fréquemment inondés, par les pluies hivernales trop lentement évacuées à marée basse, ils restaient souvent infranchissables.
De nombreux aménagements ont été réalisés afin de valoriser les marais : canaux, fossés, chaussées et voies ferrées… structurent aujourd’hui le paysage.


Le génie de la porte à flot

Les portes à flot ont été conçues pour empêcher l’eau de mer de pénétrer dans les terres. Elles sont actionnées par la seule force des eaux. Elles se referment à chaque marée montante et s’ouvrent à marée basse pour que l’eau douce des rivières, accumulée en amont, puisse s’évacuer. Depuis les 18e et 19e siècles, elles se situent sur les principales rivières : la Douve, la Taute, la Vire, l’Aure, l’Ay et la Sinope.
 

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