Baie des Veys : passage de toutes les eaux
La Baie des Veys est un estuaire où se déversent quatre des principaux cours d’eau du Parc : l’Aure, la Vire, la Taute et la Douve. Difficilement franchissable, cette zone humide a été aménagée dès le XIXème siècle. Des canaux ont été réalisés pour recueillir l’écoulement désordonné des rivières. Le fond de la baie a été endigué à plusieurs reprises jusqu’au XXème siècle et asséché pour gagner des terres sur la mer : les polders. On passe d’un estran sauvage peuplé d’herbus à des terres agricoles géométriques. L’immobilité qui s’en dégage contraste avec le rythme des marées.
La Pointe de Brévands est située au coeur de la Baie des Veys. A marée haute, la mer vient lécher la digue et envelopper la pointe. Le bruit sourd et puissant de la mer qui monte contraste avec le calme qui se dégage, lorsqu’à marée basse l’estran sableux de la baie s’ouvre sur l’infini.
Des dunes de Géfosse-Fontenay, à marée basse, des repères fixent l’étendue de la Baie des Veys. Au loin par temps clair, apparaissent la pointe de la Réserve Naturelle de Beauguillot et le Grand Vey. Plus près, le regard se porte sur les parcs à huîtres d’Isigny, sur les alignements de cabanes, côté zone humide. L’endroit est protégé de la mer par le mince cordon dunaire renforcé par un endiguement.
Le Grand Vey est l’ancien lieu de traversée de la baie, aujourd’hui frontière entre terre et mer marquée par la dernière série d’édification de digues. Sur les bordures du sol sablo-vaseux, l’aspartine forme de petites buttes de végétation jaunâtre. Depuis la descente à la mer, apparaît l’embouchure du chenal reliant le port de Carentan à la mer.
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