Ascension vers les monts
A l’ouest du Parc, une chaîne de monts gréseux s’élève : mont Castre, mont Etenclin, mont de Doville. La silhouette sombre et boisée des deux premiers s’oppose à la tendre luminosité du bocage et des marais. Seul le mont de Doville est dépourvu de bois et permet de survoler une variété de paysages. La mer est presque au pied du mont, l’île de Jersey à portée de regard, les haies du bocage ne dissimulent plus le champ voisin et les marais de la Réserve Naturelle de la Sangsurière et Adriennerie étendent leur surface plane vers la Douve.
D’autres buttes, d’une altitude moins élevée, se détachent du bocage : Sainte Catherine, butte à la circonférence régulière coiffée d’un bois ; les bois de la Poterie et de Broquebeuf formant un seul relief de forme ovale.
La silhouette dentée de la butte de Taillepied se confond avec la forêt domaniale de Saint-Sauveur qu’elle prolonge au sud. C’est l’unique forêt domaniale d’importance de la Manche. Entourée de boisements privés, elle couvre une superficie d’environ 250 ha, reliques des 1936 ha d’un domaine royal. Chênes et hêtres dominent. Quelques pins sylvestres et châtaigniers s’associent à l’arboretum pour lui donner parfois l’aspect d’un parc à l’anglaise : araucaria, eucalyptus, cryptomère du japon rivalisent d’originalité avec les houx dans les sous-bois de rhododendrons.
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