A l’ouest, les havres
Le havre de Saint-Germain-sur-Ay est un estuaire d’une surface sans rapport avec le faible débit du cours d’eau qui s’y jette, l’Ay. Les dépôts sédimentaires se sont accumulés jusqu’à former une flèche sableuse au nord abritant le havre des vents et des tempêtes. La remontée du flot lors des marées de vives eaux y est très impressionnante.
La Pointe du Banc permet de poser un regard circulaire sur le havre. Côté mer, le cordon dunaire est assailli par les vents marins. Les dépôts sédimentaires des marées et le travail du vent ont conduit à la formation de dunes et de bancs de sables complexes. C’est un paysage en constante évolution. A l’arrière du cordon dunaire, l’eau est à peine agitée en surface. La blondeur du sable s’estompe sous la couverture végétale. Au loin, les dunes forment une ligne végétale ne permettant pas de discerner la profondeur du havre.
Situé au coeur du Havre, le Corps de Garde de la Gaverie ouvre la vue au-delà des prés-salés, jusqu’à l’échancrure de la côte où se jette l’Ay. Recouverts aux grandes marées, ces prés-salés présentent une végétation halophile d’un vert bronze. Ils sont traversés de profondes rigoles creusées par la mer dans la vase sableuse.
Quelques roches affleurent par endroit, ajoutant des nuances grisâtres au vert sombre et brun des carex. Les moutons paissent dans cet écosystème parfaitement adapté.
Halophile : forme végétale aimant ou supportant
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